Mon cahier défi voyage solo

Des livres et encore des livres, chaque fois que je me rends dans une librairie, une vente aux particuliers ou une brocante, je sens le regard de Tchoupi sur moi :  » encore un ? « 

Du coup, à la maison, on essaye de pratiquer le bookcrossing et d’y convertir tout le monde. Aussi, dès que je finis un livre, je le dépose dans une urne spéciale  » dons  » afin que mes livres voyagent ou puissent être lus sans être revendus.

Une manière de gérer le flux de livres à la maison et la sensation d’étouffement qui en découle.

Ma dernière lecture en date est :  » Mon cahier défi voyage solo «  lancez vous dans l’aventure.

Auteur : marie le douaran

Editions : Solar

Nombre de pages : 96 pages

Avis : 3/4

Comme toujours les petits cahiers se lisent très aisément et le côté livre de classe quadrillé et gribouillé est très agréable. Celui la ne fait pas défaut à la collection.

Malgré le côté organisé du sommaire, je l’ai trouvé très brouillon. Beaucoup d’informations sont redites à plusieurs pages d’intervalles ce qui perturbent la lecture.

La majorité des informations ne m’était pas étrangère par habitude de voyager mais j’ai trouvé que le livre avait le mérite pour les femmes qui ont peur de voyager seule de pouvoir se lancer toute clef en main.

Dans la première partie, on vous demandera : « pourquoi voulez vous partir seule ? »

Avant de lire les propositions du livres, j’ai essayé moi aussi de répondre à ces questions.

Pourquoi voyager seule avec ou sans mes enfants ?

  • Parce que je ne peux pas le partager avec mon homme

J’ai essayé plusieurs fois de partager mes rêves de voyages et de marche avec mon Tchoupi sans succès. Il n’a jamais été réceptif. Soit il râle tellement que je préfère être seule qu’avec lui, soit il désire manger alors qu’on peut visiter. Les envies et les désirs ne sont pas les mêmes. Lui, il préfère rester à l’hôtel ou la plage pour dormir tandis que moi à 6h je suis d’attaque pour tout visiter sans pause jusqu’à 21h.

Alors voyager seule s’impose même si parfois c’est un crève coeur ce sentiment de ne pouvoir partager.

  • Pour fuir le quotidien

Je bosse énormément : cela ne me dérange pas outre mesure mais j’ai besoin de souffler régulièrement sinon je craque. Je deviens méchante, irascible, et impulsive. Voyager seule me permet de faire une vraie coupure avec le quotidien.

  • Pour remettre les pendules à l’heure.

A chaque voyage, je fais le point dans l’avion du retour sur ma vie, ce qui m’étouffe, ce que j’en veux, ce que j’en espère. Je prends beaucoup de résolutions que je ne tiens pas toujours mais qui me permettent de faire le vide et comprendre quel sens je souhaite au fond de moi donner à ma vie.

  • Parce que je n’ai pas d’amis avec qui partir et le partager

Quand vous êtes maman jeune, soit vos amis sont célibataires ou en couple donc vous les embarrassez plus qu’autre chose, soit ils ont des enfants et prennent peur de voyager avec eux.

J’ai découvert cela assez vite quand j’étais maman célibataire. Je sortais souvent, je bougeais… avec mon enfant. Et quand une amie avait enfin un enfant, je me disais  » chouette je ne suis plus seule  » mais en fait je l’étais encore plus car elles vivaient des relations exclusives et perimetrées avec leur enfant. Elles ne sortaient que rarement et ne voulaient pas faire de grandes distances avec ces derniers car il fallait le lit, le matos, etc…

Frustrant.

Et les amis c’est comme les petits copains… quand ils sont plages et soirées fiestas, je m’ennuie à mourir. On peut apprécier des tas de personnes sans avoir envie de voyager avec elles.

  • Parce que je ne tiens pas en place

J’ai eu une enfance facile… et pourtant, j’étouffais sans cesse tous les jours. Je rêvais de partir de chez moi depuis mes 13 ans pour escalader le mont olympe ( fait à 21 ans ) , fuguer au sens de prendre le premier avion et ne pas revenir avant d’avoir fait mon chemin initiatique. Tous les jours, je sentais ces fourmis dans mes jambes qui me disaient part… et je restais. Je suis restée parce que je suis une gentille fille, parce que ma grand mère n’aurait pas compris, parce que je ne voulais pas que ma mère se fasse du soucis…

Et je suis devenue maman.

J’ai pleuré mes rêves d’aventurière à la Sarah Marquis pour n’être que comme tout le monde. Une petite fourmis ouvrière qui tourne dans sa roue pour payer le quotidien.

Mais quand je pars, que ce soit une randonnée d’une demi journée, une course dans un autre département, un séjour à l’étranger, je fais taire cette petite voix qui me dit toujours : plaques tout.

Je la musele et elle se sent moins en prison dans sa cage dorée.

Le deuxième chapitre est consacré à la sécurité en voyage. J’y ai découvert notamment le fil d’ariane dont j’ignorais l’existence. Pour le reste, j’appliquais déjà beaucoup des conseils du livre.

Toutefois le meilleur conseil qu’on peut donner c’est :

le danger est ici… pas là bas.

En France, j’ai été agressée plusieurs fois.

A l’étranger une fois… par un homme devant un policier qui n’a rien fait. J’ai vraiment eu peur et sur le moment, je n’ai surtout voulu rien dire. Je n’imagine pas ce que peuvent subir certaines personnes ici ou là bas mais je ne pense pas que partir veut dire qu’on sera davantage en danger.

Par contre, les autochtones qui me disent l’Egypte c’est sur, l’Algérie c’est sur… je ne suis pas aussi confiante. Quoiqu’on vous dise dans les guides sachez qu’à l’étranger votre couleur de peau sera un atout ou une plaie.

Le racisme de Krabi m’a écœurée et j’en garde un très mauvais souvenir.

Le chapitre 3 explore les différents moments de votre journée en voyage solo, à quoi s’attendre… c’est intéressant si on n’a jamais voyagé. Cela permet de comprendre les moments de solitude et d’être plus à même de comprendre qu’en voyage on est jamais seul.

Personnellement, quelque soit la ville, seule avec mes enfants, j’ai toujours été entourée. Des rencontres éphémères…

Je dirais que Philippe du Marathon des Sables m’a résumée cela très bien pendant les 96 km qu’on a parcouru ensemble en partie. Il m’a dit : on ne se serait jamais rencontré dans la vraie vie. On ne se serait jamais parlé. Et là, alors qu’on est de milieux sociaux culturels différents on parle de tout et de rien.

Le voyage solo c’est cela : voyager à la rencontre de l’autre.

Le chapitre suivant concerne l’organisation du voyage. Très sommaire, cela en aidera peut être certaines. J’y ai rien appris malheureusement.

Le dernier chapitre est celui qui m’a fait acheter le livre : les 5 pays recommandés pour les voyages solo quand on est une femme. J’y ai appris alors beaucoup de choses sur des destinations qui me plaisent depuis longtemps et que je n’ai pas encore expérimentées. Un vrai plaisir de lire ces idées de voyage.

Si vous l’avez lu, qu’en avez vous pensé ?

Ayan

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